Les mesures d’importation d’acier récentes ont été finalisées dans l’Union européenne le 1er février. Les nouveaux contingents et tarifs resteront jusqu’en juillet 2021. Les dernières mesures incluent vingt-six catégories de produits sidérurgiques pour maintenir les niveaux d’importations d’acier stables dans la zone UE. Le récent rapport d’Eurofer sur les perspectives du marché de l’acier pour 2019 indique que les quotas prédéterminés sont basés sur des moyennes historiques. Selon Reuters, l’article section 232 des États-Unis peut être étendu aux pièces de voiture importées, etc.

L’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a réagi à la décision de la Commission européenne sur les importations d’acier en janvier. ACEA a souligné l’accès limité des constructeurs automobiles européens à l’acier local en raison des prix élevés.

Le secrétaire général de l’ACEA, Erik Jonnaert, a déclaré:

“Les importations d’acier dans l’UE ont augmenté au cours de la dernière année car la production manufacturière européenne a considérablement augmenté depuis la crise économique. La fabrication de véhicules automobiles a augmenté de 5 millions d’unités par an depuis 2014 et une certaine augmentation des importations d’acier a été nécessaire pour répondre à cette demande accrue.”

Le rapport de Reuters a révélé que le département américain du Commerce travaillait sur une enquête en vertu de l’article section 232 qui pourrait éventuellement étendre les tarifs sur les voitures et pièces détachées importées. L’extension suggérée dans le rapport au titre de la Section 232 devrait inclure des droits de douane environnement 20 à 25% sur un large éventail de pièces automobiles et de véhicules entièrement assemblés.

La “Motor and Equipment Manufacturers Association” a réagi aux conséquences possibles de l’extension du tarif de l’article section 232. La MEMA signalait le risque potentiel d’emplois et l’impact sur les investissements américains dans son dernier communiqué de presse du 18 février. Deux jours plus tard, les constructeurs automobiles européens ont fait écho au communiqué de presse de MEMA pour souligner l’impact de l’extension des tarifs sur les industries européenne et américaine. Les déclarations des deux associations décrivent également l’augmentation attendue des prix pour les consommateurs sur les deux marchés pour une large gamme de produits liés à l’industrie automobile. La critique des constructeurs automobiles à l’égard de la Section 232 est axée sur des effets contre-productifs, tels que l’augmentation des coûts de fabrication et la réduction des marges, susceptibles de désavantager les industries automobiles américaine et européenne.

Actuellement, des pays comme la Turquie et le Canada espèrent être exemptés des mesures de l’article 232 pour des importations d’acier. La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a déclaré à la presse qu’elle était convaincue que « la fin des droits de douane est proche ».